Thème 1, Chapitre 1
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L’îlot de chaleur urbain

8 juin 2026

La chaleur ne frappe pas tout le monde de la même manière. En ville, les canicules se transforment en véritables fours à ciel ouvert, piégeant l’air chaud et asphyxiant les habitants.

Quelques chiffres : 

+ 8°C : La différence de température nocturne maximum observée entre un centre-ville très dense et la campagne environnante.
95 % : Le pourcentage incroyable de rayonnement solaire absorbé par le bitume noir de nos routes.
20 % : La part minimale d'arbres nécessaires (la canopée) dans une rue urbaine pour commencer à faire baisser significativement la température.

Les idées reçues

Il fait plus chaud en ville à cause de la pollution des moteurs de voitures.

Faux

Ce sont avant tout les matériaux de construction (béton, asphalte) qui absorbent la chaleur le jour et la recrachent la nuit.

Il faut peindre toutes les routes en blanc pour renvoyer la chaleur.

Mauvaise idée

Cela renvoie les rayons UV directement au visage des piétons. La solution, c'est de désimperméabiliser (remplacer le goudron par de la terre).

Dans le détail

C’est le fameux effet “d’Îlot de Chaleur Urbain” (ICU). Le jour, les matériaux denses et sombres des villes emmagasinent l’énergie du soleil. La nuit, au lieu de se refroidir, ces matériaux diffusent lentement la chaleur accumulée, transformant les rues en radiateurs géants. Ajoutez à cela l’absence de végétaux pour transpirer et rafraîchir l’air, et vous obtenez une véritable étuve impossible à aérer.

Pour aller plus loin

Le dossier ADEME sur les Îlots de Chaleur

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